💡 La réalité BTP : 62 % des artisans sont encore au TRVE par inertie. La démarche de changement prend moins d’une heure sur une carrière, et les économies durent tant que le contrat est en vigueur.

Le profil double-site de l’artisan BTP

Les artisans BTP ont souvent deux types de consommations électriques :

  • Atelier ou dépôt : machines-outils (perceuse sur colonne, scie circulaire, tour, compresseur), éclairage puissant, chauffage en hiver, recharge véhicule utilitaire électrique
  • Bureau / local administratif : informatique, éclairage, chauffage léger — profil plus proche d’un cabinet professionnel

Si les deux sites sont sur le même PDL (point de livraison), c’est un seul contrat. S’ils sont séparés, chaque PDL est un contrat à négocier indépendamment.

Consommations typiques par type d’artisan

MétierAtelierConso annuelleFacture TRVE 2026
Électricien50–80 m²15 000–22 000 kWh4 500–6 500 €/an
Plombier / chauffagiste60–100 m²12 000–20 000 kWh3 600–5 900 €/an
Menuisier / ébéniste80–150 m²20 000–35 000 kWh5 900–10 200 €/an
Peintre / plâtrier40–70 m²8 000–14 000 kWh2 400–4 100 €/an
Couvreur / maçon60–100 m²12 000–22 000 kWh3 600–6 500 €/an

Les machines-outils — intermittentes mais intenses

La spécificité énergétique d’un atelier BTP : les machines-outils ont une puissance unitaire élevée (un compresseur 3 kW, une scie circulaire 2,5 kW, un tour 1,5 kW) mais fonctionnent de manière très intermittente. La pointe réelle est souvent inférieure à la pointe théorique (toutes machines all UMées simultanément).

Conséquence prévisible : beaucoup d’artisans surdimensionnent leur puissance souscrite à cause de l’addition théorique des puissances. Un audit de la pointe réelle (pic mesuré sur une semaine type) révèle souvent un surdimensionnement de 30–50 %.

ℹ️ Fiche technique utile : le facteur de simultanéité pour un atelier BTP est typiquement de 0,5–0,7 (50 à 70 % des machines tournent en même temps au maximum). Utilisez ce facteur pour estimer votre puissance réelle.

Tempo pour un artisan BTP : rarement pertinent

⚠️ Tempo et les artisans : Tempo est réservé au segment C5 (≤ 36 kVA). Pour les artisans en C5, le problème est pratique : les horaires d’intervention sont dictés par les chantiers clients, pas par le signal Tempo. Vous ne pouvez pas décider de ne pas travailler dans votre atelier parce qu’un jour est rouge.

Tempo est adapté uniquement si vous pouvez réellement décaler l’utilisation des machines les jours rouges (ex : travail uniquement en atelier 2 jours/semaine, le reste en chantier). Dans la majorité des cas, une offre marché à prix fixe est plus adaptée.

Cas concret — Artisan électricien Île-de-France

Électricien indépendant — Atelier 60m² + bureau attenant (Val-de-Marne)

Consommation annuelle18 500 kWh
Puissance souscrite initiale18 kVA (réel : 12 kVA)
Facture TRVE 2025–20265 465 €/an TTC
Après révision 12 kVA + OHM fixe4 023 €/an TTC
1 442 €/an économísés (-26,4 %)
Année 2 (contrat renouvelé)Rénégocié à 0,2250 € kWh, économie 1 580 €/an

Gestion des équipements pour réduire la facture

  • Compresseur d’air : programmez la recharge nocturne si votre option HP/HC le permet. Le compresseur peut remplir le réservoir de nuit et tenir la journée sans recharger à plein pendant les heures de pointe.
  • Chauffage de l’atelier : un radiateur à inertie avec programmation est plus économique qu’un soufflant. Planifiez la montée en température avant l’arrivée au lieu de chauffer à plein régime à l’arrivée.
  • Éclairage atelier : LED industriel + détecteur de mouvement dans les zones secondaires. Retour sur investissement 12–18 mois.
  • Recharge véhicule électrique : si vous avez un fourgon électrique ou hybride, programmez la recharge la nuit (heures creuses) — économie 40–60 % sur ce poste.

Pièges spécifiques aux artisans

  • Confondre le PDL atelier et le PDL logement personnel : ne mélangez pas les contrats. L’atelier doit être en contrat professionnel (accès au TRVE pro, à la TVA 20 % déductible).
  • Négliger la révision à l’échéance : les offres de marché évoluent. Révisez à chaque échéance annuelle — une rénégociation peut apporter 100–200 €/an supplémentaires.
  • Sous-estimer la pointe du démarrage des moteurs : un moteur triphasé (compresseur, tour) peut tirer 3–5× sa puissance nominale au démarrage. Tenez-en compte dans le calcul de la puissance souscrite.

Démarche en 30 jours pour un artisan

  1. 1

    Identifiez chaque PDL

    Atelier, bureau, dépôt : chaque adresse distincte avec compteur indépendant est un PDL. Traitez chaque PDL comme un dossier séparé.

  2. 2

    Relevez la conso et la puissance pour chaque PDL

    Facture annuelle réelle + puissance souscrite. Calculez le facteur de simultanéité pour estimer la pointe réelle vs théorique.

  3. 3

    Comparez et souscrivez

    Simulez sur Prizia pour chaque PDL. Offre fixe sans engagement ou 12 mois. La souscription prend 10 minutes par PDL.

  4. 4

    Révisez la puissance souscrite

    Si la pointe réelle est inférieure à la puissance souscrite de plus de 20 %, demandez une révision à la baisse. Gardez une marge pour les démarrages de moteurs.

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Questions fréquentes

Un artisan avec atelier et bureau doit-il avoir deux contrats ?
Tempo est-il adapté pour un artisan BTP ?
Comment optimiser la consommation d’un atelier BTP ?

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